Entretien avec Yacine KELLIB :

Yacine KELLIB, consultant spécialisé dans la gestion de projet, a pu, de part son expérience, être à la fois intégrateur pour de grands comptes et utilisateur d’outils collaboratifs. Il nous fait part de son expérience dans ce domaine.

Les origines des outils collaboratifs :

Les outils de travail collaboratifs ou particulièrement le concept de travail collaboratif a vu le jour dans un contexte industriel où organiser suivant un principe de division les interactions entre les employés est devenu une nécessité, afin que chacun se spécialisent dans une étape de fabrication pour en améliorer la productivité. Appliqué aux technologies de l’information et dans le contexte actuel, les échanges se sont dématérialisés, les informations circulent plus rapidement mais le besoin de productivité reste le même, d’où la nécessité de créer des outils permettant de réaliser ces échanges le plus rapidement possible. On doit le concept de TCAO ou (Travail Collaboratif assisté par ordinateur) à Ray Ozzie, employé de Lotus au début des années 80. Aujourd’hui toutes les entreprises utilisent ou, sans le savoir, des TCAO.

Les outils vont de l’email à la supervision en passant par la coordination et la gestion de projets. Ces outils doivent s’adapter au contexte économique de globalisation des marchés, l’entreprise d’aujourd’hui est un immense bureau réparti sur toute la planète. Ces outils doivent répondre à des exigences aussi bien techniques que culturels.

Les différents types d’outils :

Un large éventail d’outils est proposé dans le commerce qu’ils soient libre ou non. La visio, le mail, le chat sont des outils de communications partagés, ils sont utilisés au-delà du monde de l’entreprise.
Les outils de Knowledge management (KM) permettent le partage de la connaissance et la centralise en un seul point.
Par exemple, Sharepoint de Microsoft est un outil largement utilisé par les entreprises déjà utilisatrice des technologies Microsoft.
Les outils de Workflow assistent les chefs de projets dans le suivi et permettent d’interfacer les différents intervenants entre eux. Ces outils sont plutôt adaptés aux grands comptes et de grandes sociétés d’édition, comme SAP, proposent dans leur catalogue une gamme complète d’outils de collaboration (plus de détails dans un prochain article)

Bien évidemment, il ne suffit pas d’installer un outil pour que la connaissance soit partagée ou que les projets soient suivis au plus prêt. L’utilisateur doit devenir contributeur, il doit faire vivre l’application et surtout la partager.
Souvent, l’utilisateur se retrouve confronté à un choix cruciale, celui de partager une information au risque de perdre en responsabilité. Partager une information stratégique n’est pas chose aisée, cette barrière psychologique doit être franchie avant toute mise en œuvre de projets collaboratifs. Sans cela, aucun outil digne de ce nom ne pourra prétendre être efficace, au risque que celui-ci, une fois implémenté, devienne une coquille vide.
Il est important que la population utilisatrice soit pleinement impliquée, l’outil doit s’adapter aux tendances de travail aux modes d’utilisations et pourquoi pas à la façon Facebook.

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