Si je vous dis usages indirects SAP, ça vous parle ?

Alors vous avez surement entendu parler des procès entre  SAP et ses clients ?

Début 2017, SAP réclame 64 millions d’euros à Diageo pour cause d’usages indirects à son ERP (soit l’équivalent de ce que le groupe a payé à SAP entre mai 2004 et novembre 2015 en licences ou encore le montant du transfert de Cavani au PSG).

Avril 2018, les choses changent! L’éditeur annonce l’arrivée d’une facturation au volume et non plus seulement au nombre licences comme historiquement (NDLR : pour la plupart issues de poussiéreuses intégrations SAP et bien souvent oubliées).

Avant d’aller + loin, revenons sur la notion d’accès indirects (que nous avions déjà détaillé sur cet article).

Dès que vous ou vos utilisateurs accèdent aux données gérées dans SAP depuis un autre logiciel, vous pratiquez un ou plusieurs usages indirects. Rien d’illogique…

Mais ce qu’on ignore souvent, c’est qu’on est en délit d’usages indirects si on n’a pas acheté les licences correspondantes.

Autant dire que l’estimation du nombre de licence, et donc du coup additionnel, peut vite devenir un vrai casse-tête pour les entreprises. Ce qui se termine bien souvent à coup d’audit pour facturation… Mais c’est de l’histoire ancienne !

Enfin, c’est à vous d’en décider car ce modèle de facturation des usages indirects est optionnel.

Vers un modèle + simple

Depuis avril dernier, SAP a modernisé son mode de facturation des usages indirects et se construit désormais sur un modèle basé sur les documents (un document = une transaction) et la valeur est basée sur le nombre de documents crée.

Rappelons aussi qu’il n’y a bien-sûr aucune facturation entre application SAP (argument de vente de la solution C/4HANA ? On vous laisse en juger 😊).

Contrairement aux licences, vous ne payez que quand des documents sont créés. D’ailleurs, vous ne payerez pas non plus la lecture, la mise à jour ou encore la suppression des documents que vous aurez créés. Et peu importe le nombre d’utilisateurs qui y accède. Pour faire simple, vous payez à l’usage initial.

Ce nouveau modèle se concentre sur des types de documents qui représentent les enregistrements système des résultats d’entreprise les plus prisés du système ERP. SAP a identifié 9 processus qui sont concernés par les usages indirects.

Quelques exemples :

  • Un processus order-to-cash (de la commande au paiement), créera un document de vente,
  • Un processus plan-to-produce (du projet à la production) créera un document de fabrication.

Jusque-là, rien de compliqué. Oui mais … 2 de ces 9 processus n’ont pas la même tarification. Tous les documents ne sont pas pondérés de manière égale :

  • La majorité (soit 7 sur 9) des documents sont pondérés à 100% (multiplicateur = 1),
  • Quant aux 2 autres, de moindre valeur et plus fréquemment utilisés, ils sont pondérés à 20% (multiplicateur = 0,2). Il s’agit des documents « matériel » et « financier ».

Source : SAP

Que faire ?

Maintenant que ce modèle est à peu près clarifié, se pose la question de ce que vous pouvez faire. Avec ce modèle optionnel, vous avez maintenant trois choix possibles:

  1. Ne rien faire si la façon dont les licences vous sont facturées vous conviennent,
  2. Procéder à un échange de licences vers le nouveau modèle en ajoutant un addendum décrivant la tarification,
  3. Transformer vos contrats dans le cas des clients SAP ERP S/4 HANA pour consolider vos anciens contrats.

Pour avoir des détails sur le sujet, vous pouvez vous adresser à leur club utilisateurs (en France, l’USF). SAP a également fourni des benchmarks pour les clients qui n’ont pas de données historiques afin qu’ils puissent faire une estimation du nombre de documents dont ils ont besoin sur une période de licence d’un an.

En parallèle, vous pouvez aussi consulter le guide des accès indirects SAP qui détaille ce nouveau mode de facturation.

Est-ce que ce nouveau mode de facturation convient aux utilisateurs ? Nous en saurons plus lors de l’USF 2018 (10 et 11 octobre à Lyon) où les résultats de l’étude de satisfaction utilisateurs seront présentés.

Si vous n’avez pas le temps d’y assister, retrouvez nous au stand 9, nous vous ferons un debrief ;). Tous les détails de l’USF 2018 ici

 

 

 

Laisser un commentaire