Il arrive sur un projet d’avoir à faire face à des questions d’éthique. Par exemple, des utilisateurs qui ont des besoins assez spécifiques, qui vont être très difficiles, et coûteux, à mettre en place. Peut être que ces besoins ne sont pas vraiment prévus sur le cahier des charges, mais on sent que sans ces fonctionnalités, les utilisateurs ne vont pas adhérer au projet. Et malheureusement, des utilisateurs qui n’adhérent pas, c’est un projet raté.

Lequel est le plus important : un respect absolu du cahier des charges, ou de donner aux utilisateurs (aux clients donc!) un produit avec une vraie valeur ajoutée pour leur travail au quotidien?

Ou bien une situation qui se présentait assez souvent dans le monde R/3 – et qui peut toujours être d’actualité sous BW et BIIP :
Une fonctionnalité demandée, très spécifique – il est possible de la mettre en place en utilisant le standard, peut être avec du paramétrage “pas très catholique”, qui demandera peut être à l’utilisateur de faire deux, trois manipulations, alors que dans l’absolu une seule devrait suffire, (dans le cas d’un chargement BW) qui n’est pas particulièrement performant.
Ou bien on peut sortir le bon vieux ABAP, et redévelopper la fonctionnalité. Avec un bon développeur (ou deux), on arrivera à une solution assez bien aboutie, qui fonctionnera très bien pour le client, qui pourra demander le strict minimum d’intervention de la part des utilisateurs, et qui sera performant. Mais qui sera beaucoup plus difficilement maintenable, et moins à l’épreuve d’une évolution des besoins.

Jusqu’à quel point est-ce qu’il vaut le coup d’utiliser à tout prix le standard?

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