Le constat

La Business Intelligence, telle qu’elle se présente en 2013, comporte de multiples enjeux, comme le souligne l’étude Gartner. Parmi ceux-ci, la montée en puissance du Cloud public est citée.

Concrètement, de quelle manière cela fonctionne-t-il ? est-ce un bon choix ?

C’est tout l’objet de cet article.

A l’intérieur des nuages

Afin de préciser en quoi consiste une offre Cloud, on peut déjà se baser sur la définition du National Institute of standards and Technology : « L’informatique dans les nuages est un modèle permettant d’établir un accès par le réseau à un réservoir partagé de ressources informatiques standard configurables (réseau, serveurs, stockage, applications et services) qui peuvent être rapidement mobilisées et mises à disposition en minimisant les efforts de gestion ou les contacts avec le fournisseur de service. »

Concrètement, l’entreprise n’utilise plus de serveurs informatiques sur site, mais plutôt des services en ligne, auxquels elle accède généralement via un navigateur web. Les types de services proposés consistent en la mise à disposition de :

  • Logiciels (SaaS, Software as a Service) : le service proposé est une application, et répond à un besoin de couverture fonctionnelle (par exemple CRM, Logistique, …). L’abonnement étant mensuel, il n’est plus nécessaire d’acquérir une licence,
  • Plate-forme (PaaS, Plateforme as a Service) : ici il s’agit de fournir tout le nécessaire en infrastructure matérielle en serveur, réseau … Le but étant d’y héberger des applications,
  • Données (DaaS, Data as a Service) : sans surprise, le service consiste à proposer l’accès à un entrepôt de données,
  • Infrastructure (IaaS, Infrastructure as a Service) : l’entreprise gère elle-même la partie logicielle. Tout ce qui concerne les serveurs, accès réseau et virtualisation est pris en charge par le Cloud.

Cloud content

Pour faire une analogie, on peut comparer une offre Cloud à un fournisseur d’électricité, on ne sait pas réellement où physiquement est produite l’électricité, ni précisément de quelle manière, mais pourtant nous utilisons bel et bien l’électricité sans nous poser ces questions. De plus, nous ne payons que l’électricité consommée, et les variations de nos besoins sont automatiquement pris en charge par le fournisseur. Le Cloud propose le même type de tarification, sous la forme d’un abonnement mensuel (pay-as-you-go), et la possibilité d’ajuster selon la consommation réelle.

La multiplication des nuages

WindowsAzure

Les éditeurs de logiciels ont bien compris cette tendance, et sont de plus en plus nombreux à proposer une offre. Les précurseurs ont été Amazon et Google, rejoins ensuite par les grands noms du marché. Parmi ceux-ci, nous allons nous intéresser plus particulièrement à Windows Azure, qui propose une offre Cloud large, notamment en direction de la BI.

Schema simple Cloud

De quoi avons-nous besoin pour analyser les chiffres d’une entreprise ? En simplifiant à l’extrême, il nous faut une source de données, ainsi qu’un outil capable de restituer le contenu de cette base de données. Si l’on part sur le principe d’un stockage des données dans le Cloud, on peut déjà chercher à s’assurer de plusieurs aspects essentiels :

  • Ouverture : la solution Cloud doit proposer la possibilité d’utiliser plusieurs langages, et proposer un accès simple via un navigateur web,
  • Flexibilité : le choix initial en taille de base de données, bande passante et autre option doit pouvoir facilement et rapidement évoluer, selon les besoins réels, également appelé montée en charge ou scalabilité,
  • Solidité : un aspect très important du Cloud, pouvoir garantir un SLA le plus proche de 100%, sans oublier la prise en compte de la sécurité d’accès aux données.

Dans le package Cloud proposé par Microsoft, il est possible de choisir la mise à disposition d’une base de données (en toute logique, SQL server, dans sa version 2012). Une fois passée l’étape de dimensionnement de la base, l’écran de gestion nous donne accès à la base de données, avec les mêmes fonctionnalités d’administration que nous aurions pour une installation faite physiquement sur un serveur.

Interface Windows Azure

Après la création des différentes tables constituant l’entrepôt de données et son alimentation, se pose le choix de l’outil de restitution. Appliqué à notre cas, il est possible de choisir un mode de restitution également dans le Cloud comme SQL Reporting (avec grosso modo les mêmes fonctionnalités que Reporting Services), mais on peut également décider d’utiliser des outils déjà existants dans l’entreprise comme Excel avec Power Pivot. Ce choix peut avoir du sens dans la mesure où la très grande majorité des entreprises possèdent des licences Office, et que très souvent, les données des états de restitution se retrouvent d’une manière ou d’une autre dans Excel.

La création d’une connexion depuis Power Pivot ne présente pas de problème particulier, comme expliqué sur le schéma ci-après.

Excel Azure wizard
Powerpivot Azure

Une fois les tables importées, il reste la dernière étape, c’est-à-dire la création des relations entre les tables et éventuels colonnes calculées. Dès que ce travail sur les sources de données est terminé, il devient possible de créer l’état de restitution dans Power Pivot, pour finaliser votre mise en place décisionnelle.
Powerpivot dashboard Azure

Un effet de mode ?

Il est évidemment pertinent de se poser la question de l’intérêt de ces offres, et de comparer les atouts vis-à-vis des solutions classiques.

En premier lieu, un des avantages est la simplicité de mise en place, aucun besoin de licence logicielle, de machine et d’installation. Du même coup, l’entreprise n’a plus besoin de maintenir une équipe dédiée pour garantir la disponibilité de sa solution. La configuration choisie peut s’adapter aux besoins réels de l’entreprise, puisque il reste possible de modifier facilement les paramètres, afin de gagner en évolutivité. Tout changement dans la configuration a bien évidemment un coût associé, mais permet en même temps de mieux prévoir et maîtriser ses dépenses. Et enfin, les questions de sauvegarde et de disponibilité de l’installation sont du même coup du ressort de l’entreprise proposant ce service Cloud.

Bien sûr, quelques points d’attention restent nécessaires. Appliqué au Cloud, on peut citer la dépendance à la qualité du réseau, aucun fournisseur au monde ne peut garantir 100 % de disponibilité, d’où la nécessité de s’assurer de la solidité de l’éditeur. Cela dit, il est rare qu’avec une solution installée physiquement sur site, aucun incident ne se produise. Les données de l’entreprise étant hébergées quelque part dans le Cloud, la question de sécurité a du sens, du fait de faire transiter ses données via internet. L’utilisation de protocole sécurisé type HTTPS permet de répondre à cet aspect.

Y aller ou pas ?

A la lumière de ces arguments, il convient d’analyser la situation de votre entreprise avant de choisir de s’engager vers le Cloud.

Vous avez déjà une solution BI présente physiquement dans votre entreprise, et les compétences en interne pour sa gestion ? Le choix du Cloud peut se justifier sous la forme d’un petit projet, ne serait-ce que pour évaluer par la pratique les réelles différences avant de faire un choix plus engageant.

Vous partez de zéro en solution BI, le choix d’une offre Cloud vous permet à moindre frais de disposer d’une solution pouvant répondre à vos attentes actuelles, et pouvant évoluer selon votre utilisation.

Choice cloud

Dans tous les cas, nous sommes bien évidemment disponibles pour étudier avec vous tout besoin dans ce domaine.

Un commentaire pour “Prendre de la hauteur avec la BI dans le Cloud de Microsoft Azure”

  1. Férid Ben Abdelkerim dit :

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