BI-Integrated Planning (BI-IP) et BPC. Les deux outils-phare de la planification via SAP.

Comme déjà mentionné dans ce blog, malgré leur complémentarité, SAP a fait le choix depuis plusieurs années maintenant de promouvoir BPC Netweaver au détriment de BI-IP. Difficile de ne pas voir dans cette stratégie de communication une volonté de vendre des licences.
Indépendamment de tout argument commercial, nous avons voulu mettre à l’épreuve les deux outils sur le terrain concret de la donnée, au révélateur de la performance.

Pour ce faire, nous avons adopté le scénario de base suivant :

  1. Chargement de données d’un cube BW contenant des données transactionnelles « réelles » vers un cube de planification BPC et vers un cube IP
  2. Copie de la version « réelle » vers une version « prévision »
  3. Réévaluation du ratio de 10%

Environnements techniques : SAP BW 7.3 (SP 4), BPC 10.0

Les résultats du comparatif de performance :




















Operation Volumetrie BPC BI-IP
Copie 100.000 130 sec 150 sec (50+100)
Reevaluation 100.000 90 sec 105 sec (15+90)

NB : Le temps IP se décompose comme suit : temps d’écriture dans le buffer + temps de mise à jour du buffer vers le cube IP.
Si on se limite au chronomètre, à volumétrie égale, sur le même scénario, BPC est plus performant que son rival BI-IP. Mais ce résultat flatteur ne montre pas le travail de fond réalisé en amont pour intégrer les données de l’entrepôt BW vers BPC.

Une comparaison délicate :

Alors que BI-IP partage avec BW le même socle de données de base, il n’en est pas de même pour BPC, lequel possède son propre référentiel. Il faut donc garder à l’idée que le chargement de données « réelles » BW vers BPC nécessite un travail spécifique de paramétrage qui ne doit pas être sous-estimé.
Certes, depuis le rachat d’Outlooksoft, SAP a investi beaucoup d’efforts pour améliorer l’intégration avec le Datawarehouse BW. Néanmoins, l’expérience montre que la connectivité entre les deux plates-formes reste dépendante d’une manipulation tierce de conversion pour permettre l’adhésion des données.
En somme, on pourrait dire que “l’athlète” BPC court plus vite que son homologue BI-IP à ceci près qu’il a besoin de plus d’entraînement et de préparation.
Etendre le jeu des comparaisons entre BPC et BI-IP s’avère délicat. Là où BI-IP est un moteur de planification intégré au Datawarehouse BW, BPC fournit une solution complète dédiée à la planification et la consolidation.
A noter néanmoins que l’aspect collaboratif est très développé sur BPC par rapport à BI-IP. De plus, l’outil est très orienté utilisateur de sorte que celui-ci pourra manœuvrer en autonomie pour peu qu’il ait les compétences métier requises. Au contraire, les processus de BI-IP sont sous la gouvernance du département IT.
D’un point de vue intégration, il faut noter l’adaptabilité de BPC avec BI4, HANA et les appareils mobiles. Côté BI-IP, l’intégration avec BI4 est prévue avec Analysis for Office ; de même BI-IP est activable dans HANA.
Quoiqu’il en soit, le choix de l’un ou de l’autre des outils dépendra avant tout des besoins métier… et éventuellement de ses moyens d’investissement.
Les thématiques « In-memory » et « mobilité » faisant partie de la feuille de route SAP, nous ne manquerons pas de vous faire part prochainement de notre perception sur les sujets.

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