Cet article est basé sur une étude de Gartner et sur de nombreux échanges que nous avons eu avec nos clients, confrères et des acteurs du marché BI en général…

Voici parmi tant d’autres quelques affirmations qui tuent, et qui sont souvent à l’origine d’échecs et de problèmes sur les projets :

1 – « si on le construit, ils vont venir »

2 – « la qualité des données : pas un problème chez nous »

3 – « les managers doivent savoir jongler avec les chiffres. »

4 – « Darwin raconte n’importe quoi, notre solution BI n’a pas besoin d’évoluer »

5 – « je veux juste un dashboard »

6 – « nous pouvons outsourcer la maintenance de notre BI »

1 – Si on le construit, ils vont venir…

Dans de nombreux projet BI, seule la DSI est moteur… les utilisateurs sont au mieux peu intéressés par la solution en devenir… on entend souvent dire « lorsque la solution sera la, ils vont venir l’utiliser »

C’est une grossière erreur, et bien souvent, une perte monumentale d’argent pour les sociétés… la DSI, malgré ses qualités, ne peut définir quels sont les indicateurs de performances du contrôle de gestion ou des ventes…

On en arrive alors au rôle crucial de la MOA… ils doivent être le lien entre les équipes métier et les équipes outil, piloter le changement quand cela est nécessaire, savoir écouter les utilisateurs, comprendre les enjeux futurs pour la société, mais aussi proposer…

Comment ne pas se « planter » ?

  • Avoir une solution qui respecte les principes RACT :

Relevant : insight appropriate ffor important business questions                                                                                                                                                       Accurate: Correct, precise.
Consistent: Same results across multiple tools and applications.
Timely: Answers and insight available when needed.

  • Avoir un centre de compétence BI
  • Passer autant de temps à vendre la solution qu’à la développer


2 – la qualité des données : pas de problèmes chez nous

Moins c’est un problème, plus le problème est vaste… la qualité de votre solution BI dépend entièrement de la qualité de vos données (‘Garbage in -> Garbage out’)

Si vos données en entrée ne sont pas propres, la solution donnera des résultats faux, les utilisateurs s’en détourneront rapidement…

Comment ne pas se « planter » ?

  • La qualité des données dépend du Business… et surtout pas de la DSI… l’idéal étant de nommer dans chaque service un ambassadeur de la qualité des données.
  • Identifier les points noirs et se concentrer sur ceux-ci
  • Mettre en place des indicateurs permettant de mesurer cette qualité des données

3 – les managers doivent avoir la possibilité de jongler avec les chiffres.

Un danger classique de certaines cultures d’entreprises… les chiffres doivent souvent être travaillés avant d’être présentés.

C’est alors le royaume des tableurs Excel et autres Access qui donnent chacun une vérité différente. (Faites le test, et demandez à chaque intervenant le C.A. de la société, vous serez surpris de l’importance des écarts constatés)

Comment ne pas se « planter » ?

  • Utiliser des standards du type Sox pour mettre en place une culture plus orienté traçabilité et sureté des données
  • Comprendre que le management intermédiaire n’est pas toujours intéressé par la version unique de la vérité
  • Comprendre et mettre en lumière les agendas cachés !

4 – Darwin raconte n’importe quoi, notre solution BI n’a pas besoin d’évoluer

La solution BI doit refléter l’entreprise et ses évolutions… penser qu’un projet BI s’arrête un jour et que les équipes de développement pourront rentrer chez elles est une utopie…

Le monde change, les concurrents évoluent, les contextes économiques changent, bref tout change de plus en plus rapidement. Dans ce contexte, croire que les indicateurs de performances peuvent rester figés relève du suicide économique.

Bien souvent, la fin d’un projet BI marque le retour des outils ‘maison’ tel que Excel et Access que les utilisateurs sont obligé de monter pour avoir leurs indicateurs pertinents, avec la non garantie de cohérence des résultats (alors que bien souvent, une des motivations pour un projet BI est d’avoir une seule vérité et ce faisant de tuer ces outils incontrôlés et incontrôlables)

Comment ne pas se « planter » ?

  • Il faut voir la BI comme une activité et non comme un projet. Il est donc conseillé de ne pas dissoudre le projet initial, mais de l’intégrer dans un centre de compétence, qui regroupe les compétences métier et technique pour faire vivre la solution.
  • Planifier régulièrement un point sur la pertinence des indicateurs en place et une livraison de nouveaux indicateurs.

5 – je veux juste un dashboard

C’est une phrase que l’on entend souvent, mais qui peut être dangereuse… puisqu’elle peut mener à une nouvelle version de la vérité…

De plus, si on travaille sur un tableau de bord seul, on perd la capacité d’analyser en détail les chiffres et donc à comprendre et analyser.

Comment ne pas se « planter » ?

  • Le dashboard doit être vu comme la cerise sur le gâteau, et donc il faut un gâteau en dessous avec les bons indicateurs, partagés et validés par tous.
  • Si la plateforme BI est de bonne qualité, le dashboard est quasi gratuit
  • Il est nécessaire de travailler avec une cartographie des indicateurs

6 – nous pouvons outsourcer la maintenance de notre BI

Dans la lignée de « notre BI n’a pas besoin d’évoluer », outsourcer la BI, c’est l’éloigner des utilisateurs et donc prendre un très grand risque de le voir devenir complètement caduque…

La BI est le reflet de la stratégie, en tant que telle est doit rester au cœur de l’entreprise….

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