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Business Intelligence sur mobile - gadget ou couteau Suisse?

Mercredi 25 novembre 2009
On en entend parler un peu partout.  Mobile ceci, mobile cela - la BI est enfin prête pour le (tout) petit écran.  Peut-être, mais qu'en est-il vraiment?

Longtemps limités, les "smartphones" sont maintenant capables vraiment d'apporter un plus en entreprise.  Les écrans deviennent d'une taille, d'une résolution et d'une qualité respectables, et avec les interfaces "touch", il devient facile d'interragir avec les applications et les pages web.

Il reste une question de connectivité, que chaque entreprise doit résoudre selon ses besoins:
  • Est-ce qu'on utilise des terminaux de type BlackBerry, toujours connectés, avec les données "fraiches" livrées automatiquement sur le terminal en mode Push.  Intéressant lorsque l'utilisateur est dans son pays d'origine - mais comment maîtriser les coûts lorsqu'on est en déplacement?
  • Est-ce qu'on utilise des terminaux de type Windows Mobile, une connexion en 3G (donc d'une vitesse respectable), mais avec un browser web d'une qualité somme toute juste acceptable
  • Est-ce qu'on utilise un terminal type iPhone, avec un bon browser Web qui fait croire au serveur que c'est un browser "normal" de desktop, et on laisse l'utilisateur zoomer/dézoomer, scroller à volonté sur une page - globalement est-ce qu'on ne fait rien de spécial pour le mobile.  Microstrategy met en avant cette possibilité - sauf qu'avec cette plateforme, c'est le serveur qui donne des pages adaptées au terminal, et non le terminal lui-même qui s'en occupe - un gain certain d'utilisation, surtout si le processeur du terminal n'est pas très puissant)
  • Est-ce qu'on développe des applications pour les terminaux (le chemin favorisé par BO), ce qui permet  d'adapter les requêtes existantes aux contraintes de l'écran, et en plus qui permet une gestion des données "en cache", afin de pouvoir accèder aux informations même quand le terminal n'est pas connecté au serveur.  Dans ce cas de figure, il faut aussi se poser la question des mises à jour des applications - comment gère-t-on des bugs dans les applications, de nouveaux cubes d'analyse, etc?  (surtout lorsque l'application a été déployée sur des centaines de terminaux)
  • Est-ce qu'on a besoin de plus que de la présentation pure de données?  Par exemple, SAP propose une solution d'application sur écran mobile avec Webdynpro mobile.  Cette option est très séduisante pour des applications de type CRM, où saisir des informations en temps réel peut être très utile, mais là encore, il faut bien gérer les cas où le terminal n'est pas connecté (mettre les informations en cache jusqu'à la prochaine conenxion, par exemple)


En même temps que la question de connectivité, il faut penser à la sécurité.  Les terminaux mobiles sont très facilement perdus, voire même volés.  Si on a des informations en mémoire cache sur le terminal, jusqu'à quel point est-ce préjudiciable pour l'entreprise si ces informations sont répandues?

Un point supplémentaire à aborder, mais qui est présent dans tout projet de BI, est la notion de "single truth".  Lorsqu'on parle de rentabilité par exemple, est-ce qu'on est sûr d'utiliser exactement la même construction partout dans notre paysage BI - mobile ou pas?  C'est une question qui est déja problématique dans des projets BI classiques, avec parfois deux ou trois colonnes, selon les requêtes que l'on lance, qui ont le même libellé mais pas du tout la même construction.  Le coté mobile ne peut que complexifier cette question.

Sans doute l'aspect le plus important à retenir, c'est l'utilisateur.  Un utilisateur devant un ordinateur, à son bureau, et un utilisateur devant son terminal mobile, ce n'est pas du tout la même chose.  Au bureau, l'utilisateur est captif - les nuisances sont beaucoup moindres que lorsque l'utilisateur est dans le bus, en réunion, dans la rue - ou même tout simplement chez lui (qui a dit "Facebook"?).  Lorsqu'on conçoit une solution mobile, il ne faut surtout pas perdre de vue ce point - et développer en conséquence.  Peu d'informations à la fois, les données clés, une présentation simple et claire.

Pour résumer, et en 6 lignes.  Il faut bien faire attention à :

  • les coûts de connexion
  • la sécurité des informations - que ce soit sur le réseau ou sur le terminal
  • les mises à jour d'applications mobiles - comment allez-vous gérer ça?
  • la notion de "single truth" partout sur le paysage
  • l'ergonomie de votre application BI - est-ce qu'elle arrivera a capter l'attention de vos utilisateurs?
  • la fraicheur des données vs. la sécurité vs. les coûts


A la poursuite du Carbone, le prochain challenge de la BI

Lundi 26 octobre 2009

Et oui, a en croire les analystes et nos observations chez nos clients et prospects, un des enjeux majeur de la BI pour les mois et années à venir est le reporting Carbone !

Le coté législatif de la lutte contre le carbone se précise... le seul problème, c'est que les gouvernements sont nationaux mais que les entreprises sont globales, et devront faire face à de diverses obligations d'informations. Dans le même temps, les clients et actionnaires sont de plus en plus friands de chiffres précis et fiables sur le sujet (certains clients commencent à exiger un impact CO2 sur les factures fournisseurs

Pour ce faire, les entreprises se dotent d'outils, qui ont dans un premier temps pour but de mesurer pour chaque étape des process de l'entreprise l'impact en terme de CO2, puis dans un second temps améliorer cette trace...

Et c'est la qu'interviennent les outils de BI... collecter, transformer, 'budgéter', agréger les données pour permettre une analyse pertinente (comparer impact carbone VS rentabilité des produits par exemple, émission de carbone par site de prod, par technologie...)

Le marché est énorme, certains analystes anticipent un marché de plus 10 milliards de US$ en 2012.

Quoi de mieux d'un bon outil de BI pour collecter puis analyser les données ! SAP avec Business Objects est sur les rang, entre autre en fournissant une solution de portail déclaratif et analytique CO2 au CDP (Carbon Disclosure Project), une ONG Américaine qui collecte les déclarations d'émissions de CO2 d'un nombre important de sociétés Américaines

La BI moteur de la GRC pour SAP

Vendredi 3 juillet 2009

SAP a annoncé le lancement de nouvelles versions de SAP BO Process Control et SAP BO Risk Management.

Si l’effet d’annonce porte principalement sur le renforcement de l’intégration entre Process Control et Risk Management, ces nouvelles versions consacrent une intégration renforcée des solutions GRC avec les solutions décisionnelles. SAP avait déjà mis à disposition dans Netweaver BI des business contents dédiés à GRC, mais c’est maintenant une communication accrue sur les intérêts du reporting décisionnel dans le pilotage de la GRC qui est maintenant mis en avant, avec notamment les capacités de restitution d’Xcelsius.

Source: TechTarget

Au-delà de la qualité des restitutions offerte par Xcelsius, les solutions décisionnelles présentent des atouts indéniables pour la GRC :
o utilisation d’alertes pour prévenir la survenance d’un risque,
o mise en place d’indicateurs de performance : suivi des risques opérationnels, taux de non qualité taux de conformité, suivi des déficiences de contrôle interne…
o nécessité d’avoir une approche mutli-axes : processus, entités, systèmes, marché….

Mais bien plus que l’intérêt d’obtenir des indicateurs de performance sur la conformité, ou la compliance pour reprendre l’appellation consacrée, ce sont pour les dimensions de Governance et de Risk Management que la BI présente le plus d’intérêt. L’approche de SAP est en effet assez novatrice dans la gestion du risque et de la governance : SAP ne cherche pas avec GRC à proposer un outil qui se superpose comme une couche supplémentaire nécessaire au respect de la conformité mais plutôt un levier permettant une gestion combinant la performance et maîtrise du risque.

Dans cette optique, les solutions GRC constituent un outil destiné au management de l’entreprise et non pas au seul contrôle interne. Ces solutions devront permettre aux managers d’optimiser leur performance tout en maîtrisant leurs risques : l’intérêt des solutions décisionnelles devient alors évident afin de fournir aux managers tous les KPIs, les alertes et les états de synthèse nécessaires.

Avec une telle approche, SAP fait le pari que la gestion des risques est une tendance durable qui va influencer profondément le management opérationnel de demain….

La BI sur iPhone - on en est où?

Jeudi 18 septembre 2008
Information Builders le fait, Pentaho le fait, même Oracle le fait.  Mais c'est quoi?  Permettre un accès iPhone à leurs suites Business Intelligence ! Oracle Business Intelligence iPhone
Oracle a créé l'évènement en étant le premier des "grands" à présenter une solution BI sur iPhone, lorsqu'ils ont sorti leur produit 'Oracle Business Indicators'  (ici), une application iPhone disponible gratuitement depuis iTunes (mais malheureusement inaccessible depuis la France...)  S'intégrant directement avec Oracle Business Intelligence Enterprise Edition Plus (OBIEE), ce programme permet l'affichage, et l'interaction directement avec des applications BI, depuis iPhone.
Pentaho BI Suite sur iPhone
Pour Pentaho, avec leur produit 'BI Suite', l'intégration avec iPhone a été rendu possible grâce aux possibilités de Safari (le browser web natif iPhone).  En effet, ce browser est capable d'afficher de "vraies" pages HTML, et des fichiers PDF.  Leur solution consiste donc à modifer légèrement les pages Web de BI Suite pour donner des pages mieux adaptés à iPhone, sans pour autant nécessiter la modification des applications BI sur le serveur. InformationBuilders Enterprise Business Intelligence WebFocus, le produit "Enterprise Business Intelligence" d'Information Builders, permet également l'accès aux rapports BI en mode Web sur iPhone, en fournissant des pages de format adaptés à l'écran du mobile. Et SAP dans tout ça? Il y a eu, début décembre 2007, l'annonce d'un module iPhone pour CRM (voir http://www.reuters.com/article/technologyNews/idUSN0452282620071204), mais depuis....rien. 
SAP aurait retiré leur produit, à la demande d'Apple, car celui-ci ne fonctionnait que sur des appareils "débloqués".  Business Objects propose "Business Objects Mobile", mais celui-ci nécessite une machine virtuelle java...dont iPhone ne dispose pas actuellement (même si Sun travaille dessus [http://www.phonenews.com/sun-to-bring-j2me-java-to-apple-iphone-2870/])
Alors que nous reste-t-il pour nos rapports BEx sur iPhone? Le plus simple est de modifier légèrement les requêtes BEx pour présenter les informations de façon intelligente (en limitant le nombre de colonnes, par exemple), et en adaptant la mise en page pour réduire l'encombrement 'inutile'...choses que je propose de vous montrer dans un futur article.

Comment échouer son projet BI !

Mardi 5 août 2008

Cet article est basé sur une étude de Gartner et sur de nombreux échanges que nous avons eu avec nos clients, confrères et des acteurs du marché BI en général…

Voici parmi tant d'autres quelques affirmations qui tuent, et qui sont souvent à l'origine d'échecs et de problèmes sur les projets :

1 – « si on le construit, ils vont venir »

2 – « la qualité des données : pas un problème chez nous »

3 – « les managers doivent savoir jongler avec les chiffres. »

4 – « Darwin raconte n’importe quoi, notre solution BI n’a pas besoin d’évoluer »

5 – « je veux juste un dashboard »

6 – « nous pouvons outsourcer la maintenance de notre BI »

Lire le reste de cet article »

Selon Gartner, en 2012 la BI se fera sans les DSI

Mercredi 26 mars 2008
Une étude de Gartner prédit que d'ici 2012, les progrès des outils decisionnels seront tels que les utilisateurs pourront gérer leur application decisionnelle sans l'aide de la DSI.
Cette évolution permettra d'utiliser pleinement les capacités du BI (ce qui, il faut bien le dire, n'est pas le cas aujourd'hui) et de toucher une population bien plus large...

Gartner va même plus loin en conseillant vivement aux DSI de ne pas s'opposer à ce changement et même de pousser dans cette direction.

Cette analyse est corroborée par le verbiage commercial des éditeurs qui à chaque nouveau produit nous promettent un outils tellement simple que les utilisateurs pourront le gérer seuls. A ce jour, cela tient plutot de la promesse marketing, mais il est probable que cela sera une réalité un jour...
A suivre...

L'analyse Gartner sur le marché de la Business Intelligence

Jeudi 21 février 2008
Comme à l'acoutumée, Gartner publie pour chaque année son tableau de tendance appelé le magic quadrant dont on vous fait profiter.

sap magic quandrant gartner

Pour résumer ce qui nous intéresse,

SAP n'est pas encore reconnu comme un leader par le Gartner car il ne dispose pas de références sur l'intégration de données non-SAP (ce qui devrait bien sur s'arranger avec leur dernier achat)

Microsoft pointe en tête, avec leur produit star de CPM PerfomancePoint Server.
C'est pas cher, bien intégré à Office mais doit faire face à la mégaconsolidation du marché.

Hyperion, la société est dans le processus de consolidation du groupe Oracle. Donc wait & see.

BO, est devenu un produit standard avec XI dans les sociétés mais doit faire face au vote le moins bon en terme de support (ce qui devrait bien sur s'arrange avec leur dernière revente)